Solidarité Technologique
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Questions/Réponses

Foire aux Questions

QUESTIONS :

  1. Constat sur le développement économique et social de l'Afrique : quels espoirs pour la coopération en général ? Quid du Cameroun en particulier ?

  2. Coopération dans le domaine informatique : est-ce mettre la charrue avant les bœufs ?

  3. Objet de Solidarité Technologique : «Formation de techniciens et d'opérateurs informatiques ». De quoi s'agit-il exactement ? Pourquoi cette approche de la coopération technologique ?

  4. L'évolution des matériels et logiciels : problème des coûts. Même dans la coopération par la formation, un écart qui se creuse inévitablement ?

  5. Le contrôle de la qualité : recrutement des formateurs ?

  6. Sélection des étudiants ?

  7. Suivi des étudiants après la formation...

  8. Quelle est la valeur du diplôme de Solidarité Technologique sur le marché ?

  9. La distance, un problème ?

  10. La confiance ?

  11. La participation des membres ?

REPONSES :

  1. Constat sur le développement économique et social de l'Afrique : quels espoirs pour la coopération en général ? Quid du Cameroun en particulier ?

    Les pays africains comptent parmi les pays « en voie de développement ». On peut en penser ce que l'on voudra mais le fait est qu'ils évoluent de façon positive.

    Il est possible d'accélérer cette évolution en apportant l'appui technologique et technique qui leur est indispensable.

    Ces pays manquent de personnes bien formées. Les programmes éducatifs et les centres de formation sont peu nombreux et souvent inadaptés aux besoins. Sans de bonnes bases reposant sur une formation technique et pratique adéquate, point d'espoir qui garantisse autonomie et liberté.

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  3. Coopération dans le domaine informatique : est-ce mettre la charrue avant les bœufs ?

    Aujourd'hui l'informatique est présente en Afrique :
  • Dans les entreprises locales et les services publics, car leur image en dépend même si personne ne sait utiliser l'ordinateur et encore moins le dépanner.
  • L'Internet a révolutionné les habitudes dans certains pays africains et est devenu un moteur de communication. Dans des pays où il n'y a pas d'adresses physiques mais seulement des boîtes postales (difficiles à obtenir ; sans compter les délais d'acheminement de la poste locale), où les lignes téléphoniques sont rares et chères, l'Internet grâce aux cabines téléphoniques munies parfois d'un seul ordinateur permet à tous d'avoir une adresse mail et de communiquer avec la famille dans le pays et éventuellement partout dans le monde. L'Internet peut aussi sauver des vies humaines en cas d'urgence !
  • Les virements Western Union permettent grâce à l'Internet des transferts de fonds dans la minute suivante n'importe où dans le monde. Ils sont très utilisés en Afrique intra muros.
  • L'enseignement informatique est dispensé à haut niveau universitaire (maîtrise) mais la plupart du temps les étudiants n'ont jamais "pianoté" sur un (seul) ordinateur pendant toute leur scolarité. Il existe aussi l'Institut Informatique Africain (IAA) pour la formation professionnelle et quelques écoles privées qui dispensent une formation en informatique moyennant des tarifs souvent inabordables pour l'africain moyen.
  • L'informatique est un domaine reconnu porteur pour obtenir un emploi et en particulier s'auto-employer (secrétariat public, atelier de maintenance, cybercafé, centre de formation...). Il constitue un outil moderne de nature à inciter les jeunes africains à s'engager dans des projets porteurs.
  • L'informatique a récemment été incluse dans les programmes scolaires des cycles primaires et secondaires confirmant ainsi que la stratégie éducative de certains gouvernements africains et camerounais en particulier est de vulgariser l'outil informatique.

    Le rôle de l'informatique dans le développement économique est important. Dans le cas du Cameroun, le manque de personnel compétent dans le secteur informatique se fait cruellement sentir. Il est probable que, contrairement aux ressortissants indiens qui vont travailler en Irlande, la Silicon Valley européenne, les personnes nouvellement formées dans ce domaine souhaiteront exercer leur récent savoir sur le territoire africain.

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  1. Objet de Solidarité Technologique : «Formation de techniciens et d'opérateurs informatiques ». De quoi s'agit-il exactement ? Pourquoi cette approche de la coopération technologique ?

    La formation dispensée par Solidarité Technologique essaie de répondre de manière complète et adaptée aux besoins locaux.
    Par exemple, un module électronique est intégré dans le cadre de la formation en maintenance informatique car en Afrique tout se récupére et se répare.
    La formation est inspirée des certifications Microsoft, donc d'un niveau très concret et pratique. Chaque étudiant a accès à un ordinateur pendant les six mois de formation théorique et a la possibilité de « dépecer » et de « recomposer » autant de fois qu'il le souhaite un ordinateur pendant les ateliers pratiques (on lui enseigne avant tout le goût pour la recherche).

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  3. L'évolution des matériels et logiciels : problème des coûts. Même dans la coopération par la formation, un écart qui se creuse inévitablement ?

    L'informatique est un domaine en perpétuelle évolution, mais la base du fonctionnement reste la même, que l'on utilise Word 1, Word 5 ou n'importe quel logiciel libre.

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  5. Le contrôle de la qualité : recrutement des formateurs ?

    Les enseignants du centre de formation de Solidarité Technologique ont en général des spécialisations différentes dans la maintenance informatique, la bureautique, l'électronique et les réseaux. On trouve sur place au Cameroun de bons techniciens.

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  7. Sélection des étudiants ?

    Les étudiants doivent remplir un dossier d'inscription. La sélection est effectuée par le siège de l'Association. Des entretiens individuels peuvent être nécessaires. En plus des prérequis, un facteur clé est de détecter une grande motivation et un fort potentiel chez les candidats à la formation.

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  9. Suivi des étudiants après la formation...

    A ce jour, 65% des étudiants formés subviennent à leur besoin grâce aux connaissances acquises :
  • Plusieurs d'entre eux ont trouvé du travail dans des entreprises de la place ou au sein des écoles équipées par l'Association ;
  • Certains s'auto-emploient ;
  • Les autres ont créé une sorte de réseau à travers lequel ils s'entraident lors de diverses opérations de dépannage.

    Il ne s'agit pas toujours de contrats à durée indéterminée comme en Occident (ceux-ci sont rares en Afrique) mais d'emplois ou occupations dans le secteur informel qui permettent aux étudiants formés d'entretenir leur formation et de gagner leur vie.

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  1. Quelle est la valeur du diplôme de Solidarité Technologique sur le marché ?

    Solidarité Technologique a été autorisée à fonctionner localement par les autorités camerounaises en janvier 2004. La valorisation du diplôme auprès des autorités locales et du secteur privé est essentielle pour la réussite du projet. Des démarches sont entreprises dans ce sens pour faire reconnaître le diplôme sur le terrain.

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  3. La distance, un problème ?

    Pas vraiment puisque l'Internet permet d'être quasi quotidiennement en relation avec le Cameroun à moindres frais. Le siège de l'Association entretient directement des contacts personnalisés avec enseignants et étudiants.
    Des voyages réguliers sont effectués par certains membres du bureau (à noter que ces déplacements n'occasionnent quasiment aucun frais pour Solidarité Technologique).
    Des étudiants d'écoles de commerce et d'ingénieurs partent pour des missions de 3 à 6 mois à Yaoundé afin de suivre les différents projets menés et maintenir un contact régulier avec nos partenaires locaux.

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  5. La confiance ?

    L'Association est gérée comme n'importe quelle entité privée, c'est à dire de manière professionnelle :


    Toutes les décisions sont prises par les membres du bureau de l'Association.

    La gestion quotidienne est assurée par le siège. Un contrôle du centre de formation est effectué en permanence.

    Les frais administratifs sont limités : pas de rémunération des membres actifs, pas de frais locatifs pour le siège, les voyages sont assumés financièrement par ceux qui les entreprennent.

    Aucune dépense n'est payée sans justificatif. Et même en Afrique, il est possible de prendre de bonnes habitudes...

    Des mises à disposition de fonds sont effectuées tous les mois, ce qui limite les risques éventuels...

    Et les salaires du corps enseignant sont payés par virement bancaire.

    Un règlement intérieur strict a été rédigé de manière à organiser la gestion du centre de formation à Yaoundé.

    La formation est gratuite mais les étudiants doivent payer une cotisation de membre bénéficiaire de manière à se prémunir contre tout risque d'absentéisme et dégât matériel.

    La sélection des étudiants est effectuée par le siège.

    Des contacts individuels avec les étudiants et les enseignants permettent de recouper les informations obtenues des uns et des autres.

    Les étudiants ont l'obligation de faire un compte-rendu à mi-parcours de formation et de remettre un rapport de stage.

    Les diplômes sont attestés et signés par le Président et le Représentant local.

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  1. La participation des membres ?

    De plus en plus d'adhérents, c'est ce qui permet à Solidarité Technologique d'augmenter ses fonds propres en vue d'élargir son action. Parallèlement aux dossiers spécifiques destinés aux entreprises, Solidarité Technologique demande à chacun de ses membres de parrainer, tous les ans, un nouvel (et fidèle) adhérent. A cet effet, Solidarité Technologique vient d'éditer et de diffuser une plaquette concise et simple, qui est disponible sur demande.
    Faites là lire à vos amis, venez vers nous ! Toute suggestion novatrice est la bienvenue. N'hésitez pas !

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